LOUIS DOAZAN

19 Octobre 1925 – 23 Mai 2018

« Avec son décès, la Corse perd un de ses grands amoureux. » dira un journaliste.

 


Son père, Jules (1875-1942) est né à Fleurance dans le Gers, fait des études de médecine à Paris puis part en Amérique du Sud. Il revient en France en 1914, est affecté à l’hôpital militaire de Vichy. Il y rencontre une infirmière Suisse :Joséphine Gasser (1883-1963). Il l’épouse à Leysin, en Suisse le 5 Février 1917. Leur fils aîné, Pierre, y nait le 15 Novembre 1919.

La vacance d’un cabinet médical à Lourdes amène la famille Doazan à s’y fixer en 1921. Alors naît André en 1922, puis Louis en 1925.

Pierre devient prêtre en 1942, sera secrétaire particulier de  2 Evêques de Tarbes, puis professeur au Grand Séminaire, Econome du Domaine de la Grotte et meurt en 2002.

Louis : collège à Betharam, puis Noviciat chez les OMI à ND de Bon Secours (1944).  Premiers Vœux 15 Novembre 1945, Ordination 24 Février 1951.

Il participe à des colonies de Talence, passe à Casteljaloux.. et arrive en Corse en 1951 professeur de sciences naturelles au Petit Séminaire d’Ajaccio.

Il y crée un Centre de Documentation Pédagogique et un Musée scolaire des objets et spécimens collectés par les élèves.

En 1970, Curé de la Porta d’Ampugnani  il aménage dans les salles du Presbytère un Musée privé ouvert au public.

De 1973 à 1978 déchargé du service paroissial le Musée national des Arts et Traditions populaires lui confie une étude approfondie sur le pastoralisme. IL rassemble dans 64 cahiers d’ethnologie, les commentaires, photographies et croquis constitués au cours de ses nombreuses enquêtes de terrain. Cahiers indissociables des 3000 objets collectés auxquels ils se réfèrent.

La collection est déposée en 1997 au Musée Régional d’Anthropologie de la Corse à Corte.

Il sera aussi Curé d’OTA, puis prendra sa retraite au Couvent de VICO.

Depuis 2015 plusieurs accidents de santé l’ont cloué dans son lit, accompagné, soutenu en permanence par une amie, Mauricette.
Ces dernières semaines il s’affaiblissait petit à petit, présent mais silencieux.. il s’est éteint dans la soirée de ce mercredi 23 Mai, après les fêtes du Père Albini où Louis Lougen, notre Supérieur Général, venu les présider avait pu  lui donner sa bénédiction.

« Avec son décès, la Corse perd un de ses grands amoureux. » dira un journaliste.

Ses obsèques ont été célébrées au Couvent vendredi soir 24 Mai selon ses volontés : « avec les pères de la communauté et les proches amis,  des textes choisis sans commentaires, prière pour le confier à la Miséricorde de Dieu-Père. »  Il est inhumé  dans le cimetière des Oblats au pied de l’Eglise du Couvent, près de tous ces frères qui nous ont précédés dans la Mission ici à Vico.                      Michel Brune