1. Le début de sa mission

Début juillet 1824 Les Pères de Mazenod et Suzanne, de la jeune congrégation des Missionnaires de Provence, prêchent à Nice une retraite pour cent cinquante « pécheurs scandaleux ». Ils ont été invités par le curé de la cathédrale chargé, par le gouvernement sarde, de la police des mœurs et  ils ont pour collaborateurs le curé et… l’abbé Albini. Il est clair que  ce dernier est très impressionné par les deux missionnaires et aimerait sans doute les suivre. Le Père de Mazenod propose de fonder à Nice une communauté ce qui permettrait au  Père Albini de rester dans le comté tout en oeuvrant dans la nouvelle congrégation. Mais cela ne se fera pas car le gouvernement sarde refuse que des prêtres français s’installent à Nice ; le Père Albini entre quand même en noviciat à Aix et seulement trois mois et demi après est admis à la profession. Il restera à Aix jusqu’à l’automne 1827.il y exerce toutes les activités apostoliques avec un égal empressement : enseignement de la théologie, du latin, de l’italien, confessions, soins spirituels aux malades, retraites aux pauvres, visites aux prisonniers, et… traduction de la Règle de la congrégation en vue de son approbation par Rome, ce que fera le Pape Léon XII le 17 février 1826. Entre 1824 et 1827 le Père Albini participe à 16 missions dans 6 diocèses Aix, Marseille, Nîmes, Gap et Digne. C’est dans ce diocèse, à Valbelle,  à la fin de la messe, que le père Albini rendit la parole à un homme frappé de mutisme après avoir blasphémé contre les pères venus prêcher la mission. Ce don de thaumaturge, exercé pour la première fois, est reconnu par tous les fidèles présents. Mais la santé du Père Albini est déjà bien précaire et lui-même parle de se préparer à la mort ; il a 37 ans.

Cependant, 8 ans durant, de 1827 à 1835, il cumule les fonctions de professeur de Morale au grand séminaire de Marseille dont  Mgr Fortuné de Mazenod a  confié la direction aux Oblats (en effet un bref du pape Léon XII, si tempus unquam,  l’autorise désormais, ce qui était interdit dans la Règle de 1818) et des occupations pastorales et missionnaires très gourmandes de temps comme l’aumônerie des Religieuses de St Charles et la mission des Italiens. Ceux-ci en effet sont nombreux à Marseille à ne pas être évangélisés faute de prêtres qui parlent leur langue. Ce sont essentiellement des Gênois et des Piémontais (Nissarts, comme on disait alors). En tant que professeur, directeur de conscience, confesseur de plusieurs séminariste le charisme du Père Albini est reconnu et ses fruits sont visibles : maintenir dans les ordres un élève que ses parents voulaient empêcher d’être prêtre ou  garder au sein de la Congrégation un autre qui voulait se retirer à la Trappe ne sont pas des exemples uniques. Il a d’ailleurs été choisi tant pour ses grandes qualités intellectuelles et pédagogiques que pour son aptitude à transmettre l’habitude du bon exemple et de la régularité. Il parle, et a fortiori écrit, le latin « comme un Romain du temps d’Auguste » dit de lui le Père Courtès ; quant au fonds de son enseignement, en plein accord avec le Fondateur, il le puise largement dans la doctrine du Bienheureux Alphonse de Liguori. De ses fonctions d’aumônier    auprès des religieuses enseignantes de St Charles on retiendra que c’était une charge rémunérée (ce qui n’est pas négligeable pour l’équilibre financier de la congrégation) mais surtout que les relations épistolaires perdureront au-delà de son ministère auprès d’elles  ainsi qu’auprès des autres communautés religieuses que le père Albini a eu l’occasion de servir au point que le Fondateur leur demandera des prières lors de la maladie du Père Albini en 1838-39. Enfin on ne peut manquer de souligner l’attachement du Père à l’œuvre des Italiens auprès desquels il était très présent pour leurs besoins spirituels certes mais aussi pour toutes sortes de choses qu’ils lui demandaient. De Corse il écrit au Père Séméria qui lui a succédé dans ce ministère pour lui donner des conseils de prédication et l’inviter à faire venir à l’œuvre Mgr de Mazenod.

C’est sans doute les besoins de tous ordres ressentis par les Italiens de Marseille qui ont retenu le Père Albini jusqu’en octobre alors que le père Guibert est déjà à Ajaccio depuis mai 1835.

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L'Ivresse des Grands Espaces________Drunkeness Great Spaces
La Beauté de la Nature________Nature's Beauty
Là-haut vers l'Infini________Up There to Infinity
La Spusata et Sa Légende________Spusata and its legend
Un Lieu de Paix________A Place of Peace
Un Lieu pour Respirer________A Place to Breathe
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Un Lieu de Rayonnement Spirituel_________A Place of Spiritual Radiation
Un Lieu pour Contempler________A Place to Contemplate
La Convergence entre Mer et Montagne________The Convergence between Sea and Mountain
Padre Albini, Apôtre de la Corse________Padre Albini, Apostles of Corsica
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La Tradition et La Foi________Tradition and Faith
Le Carrefour des différentes cultures________The Crossroads of Different Cultures
Le Goût de l'Autre________The Taste of the Other
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